L’écriture libératrice nous aide au quotidien

A travers une nouvelle, un poème ou un journal intime, l’écriture est, pour beaucoup de personnes (en souffrance ou non), une échappatoire. Seul(e) ou en atelier, l’écriture met en évidence des sujets à regarder de près, apporte une prise de conscience d’un élément à travailler pour améliorer notre quotidien.

Ecrire « à chaud », en insistant sur les messages de notre corps (respiration accélérée, noeud dans le plexus, douleurs à l’estomac, yeux écarquillés, coeur serré, jambes tremblantes, transpiration ou  grand froid dans le dos, …..) est très instructif.

Personnellement, j’utilise cette technique depuis toujours, allant même jusqu’à publier un livre sur le sujet (http://mouneyres.net/index.php/enfin-liberee). Me dévoiler a été très difficile mais m’a permis (avec le recul), de faire un gigantesque bon en avant.

J’accompagne maintenant des personnes sur le fait de mettre « des mots sur les maux » pour comprendre les leçons à tirer de leurs expériences. 

Mes ateliers d’écriture libératrice sont basés sur le même principe : « mettre en lumière un élément à prendre en considération pour améliorer sa vie » :   http://mouneyres.net/index.php/ateliers-decriture/

Exemple vécu en atelier d’écriture libératrice 

Trois participants écrivent autour d’un thème « Racontez un évènement qui a déclenché une vive émotion négative (peur, colère, tristesse). Détaillez un maximum vos ressentis, les réactions de votre corps. »

  • Une participante : ne parle que des personnes ayant un lien avec l’évènement. A aucun moment elle ne parle d’elle. Ce thème met lumière qu’elle s’oublie complètement, qu’elle ne vit que pour les autres, alors que son corps hurle de douleurs de plus en plus intenses. Elle en prend conscience et décide de regarder les choses autrement en étant plus attentive à son corps. 
  • La seconde personne ne construit que quelques phrases, oubliant de détailler ses émotions. Elle synthétise beaucoup la situation, allant juste à l’essentiel. Il en ressort aussi qu’elle « survole » les éléments pour éviter d’aller au fond d’elle-même.
  • La troisième personne raconte l’évènement, en faisant ressortir son malaise. Elle donne beaucoup de précisions sur les réactions de son corps. Le fait d’écrire tous ces détails lui fait prendre conscience d’un élément à travailler : son impuissance de grand-mère face à son fils la ramène à une blessure d’enfance non cicatrisée. 

Chaque participant partage ses écrits uniquement s’il le désire. L’intérêt est d’échanger oralement avec le groupe. Loin du jugement et de la critique, l’objectif de ce partage, est de mettre en lumière un élément à travailler, d’avoir une prise de conscience. Bien souvent, cette « évidence » résonne chez les autres personnes, qui peuvent aussi avoir une prise de conscience et apporter une piste de réflexion. 

Quel est ce processus de libération ?

L’écriture permet de nous relier à notre âme. En fonction de notre état émotionnel du moment, nos écrits seront différents. Par exemple, si nous vivons une situation difficile, la page blanche nous aide à libérer notre esprit de ces pensées qui tournent en boucle, inlassablement. Je vous propose un petit exercice très simple, à la portée de tous.

1- Posez-vous dans un endroit calme et veillez à ne pas être dérangé(e),

2- Prenez un cahier (toujours mieux que des feuilles volantes) et un stylo,

3- Positionnez-vous assis, le dos bien droit,

4- Fermez les yeux et prenez de grandes inspirations avant d’expulser l’air lentement, en visualisant le départ d’émotions négatives,

5- Ouvrez les yeux et commencez à écrire le sujet qui vous préoccupe ici et maintenant,

6- L’objectif est d’écrire AVEC vOTRE COEUR, non avec votre mental,

7- Laissez aller le stylo sans réfléchir, sans aucune limite.

8- Posez le cahier, SANS RELIRE.

9- Fermez les yeux et ressentez l’apaisement qui vient de se produire, juste en confiant à la feuille blanche vos soucis. Appréciez ce moment de détente.

10- Plus tard, vous pouvez relire vos écrits et mettre en lumière (seul ou accompagné) les éléments à travailler. Une prise de conscience peut avoir lieue.

Je vous invite à approfondir le sujet au 06 08 06 71 09