July continue son introspection

July est maintenant habituée à rester à la maison depuis plusieurs mois. Elle n’échappe pas pour autant à la peur générale engendrée par cette crise sanitaire mondiale hors du commun. Là, nous ne sommes pas dans un film de science-fiction mais dans la vraie vie.

Son mari est contraint de rester à leur domicile. Il montre un stress grandissant et se montre désagréable avec elle.

Le fait d’être confiné chez lui provoque la remontée d’émotions qu’il a du mal à contrôler. Plusieurs blessures s’activent et les peurs attenantes montrent le bout de leur nez. Dès le réveil, il montre un visage renfrogné, les traits de son visage sont tirés, encore une nuit d’insomnie !

Son mari est en panique complète

July tente de le rassurer, de lui montrer que cette période va leur permettre de se retrouver, de reformer leur couple, mais il ne l’entend pas de la même oreille. Il se fait malgré lui happé par ses peurs les plus profondes qui remontent en flèche à la surface : 

  • Peur de ne pas savoir combien de temps la crise va s’imposer
  • Peur des conséquences économiques : il répète en boucle toute la sainte journée : nous sommes déjà très justes en fin de mois, surtout depuis que tu es arrêtée pour ta dépression. Ton salaire a baissé de 30% alors qu’il était juste avant ta maladie. Nous avons la maison à payer, comment on va faire ? Et si moi j’ai un problème, on ne pourra plus payer, on va être saisis, on va nous voler notre maison, on va se retrouver à la rue, tu y penses toi ? Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours mais dans la vraie vie, tu entends ?
  • Peur de ne pas avoir assez à manger. Il vérifie chaque matin le contenu des placards, du frigo et semble ponctuellement rassuré. Cependant, il ne peut s’empêcher d’ajouter, au moins deux fois par jour : Et si les magasins ferment ou ne sont plus livrés ? Je te conseille d’aller faire des courses, il faut faire plus de réserves que ça. Ils parlent de 45 jours, mais si ça se trouve, ça va durer jusqu’à l’été… Tu y penses toi ? Moi, je fais de la prévoyance c’est tout
  • Peur de mourir ou de subir le décès d’un proche

July applique les conseils de Marie-Pierre

Marie-Pierre avait commencé progressivement à projeter July sur son avenir, lorsque son mari sera en retraite, dans deux ans. Rien qu’à cette idée, July avait stressé, s’imaginant très mal le supporter toute la journée à la maison, alors qu’elle poursuit son chemin d’éveil et commence à reprendre sa vie en mains. Elle a ajouté instinctivement « Mais d’ici là, je saurai comment réorienter ma vie et je ferai ce que j’aime« .

Mais voilà qu’aujourd’hui elle va devoir accepter de l’avoir à demeure plus tôt que prévu. Elle se retrouve alors confrontée à sa plus grande crainte…  Plus nous avons peur, plus la loi de l’attraction nous apporte ce qui nous effraie…. 

Sur les conseils de sa coach, elle s’isole dans son refuge (bureau), allume une bougie blanche, fait brûler un bâton d’encens et prend plusieurs grandes inspirations suivies d’expirations lentes et profondes pour retrouver la paix intérieure.

Elle choisit sur son ordinateur un mantra apaisant et décide de méditer quelques minutes. Elle prend ensuite son journal d’émotion et le complète. Elle écrit sa compréhension des peurs irrationnelles, directement liées à l’abandon de son père lorsqu’elle n’était qu’une enfant.

D’ailleurs, le père de son mari n’a jamais été présent pour lui non plus. Décédé dans un accident lorsqu’il était bébé, il ne l’a donc jamais connu et sa mère n’a jamais éprouvé le besoin de lui donner les réponses dont il avait tant besoin. Elle a refait sa vie et il ne s’est jamais entendu avec son beau-père, parfois violent. Il a d’ailleurs parfois des réactions de violence verbale en levant la main et tapant dans les murs…

July prend soudain conscience de cet élément… Jamais elle n’avait fait le rapprochement…. Bizarre, non ?

Nos peurs, souvent irrationnelles, font écho à notre histoire familiale ou notre enfance. La plupart du temps inconscientes, elles induisent deux types de comportement qui se manifestent surtout en temps de crise :

  1. La victimisation : la personne s’éparpille dans tous les sens et panique. L’ego prend le dessus et la déstabilise complètement. La peur du manque, souvent associée, lui fait dévaliser les magasins, entasser des victuailles inutiles dans ses placards pour le ‘au cas où‘ et ne penser qu’à son avenir. Elle oublie tout civisme, toute empathie pour les autres. C’est le cas du mari de July
  2. L’attente : la personne est dans l’attente, dans l’inaction. Elle se positionne en disant ‘STOP, j’attends que l’orage passe
  3. L’introspection et l’action, comme July : elle a compris que l’épreuve sera bénéfique à ceux qui comprendront que le moment est venu d’apprendre à mieux se connaitre, à aller chercher ses ressources, à détecter et éliminer ses peurs, ses croyances pour alléger son fardeau. C’est la bonne période pour réfléchir à demain en se disant ‘Comment tirer les leçons et réfléchir à ce qui est vraiment important dans ma vie aujourd’hui, à étudier une éventuelle reconversion ou me positionner sur un job qui me fait vibrer et me permet d’être bien aligné’

Et vous ? Vous sentez-vous proche de July ou de son mari ?

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