« Un jour, j’écrirai … »

Vous êtes-vous déjà fait cette remarque, même quelques secondes, avant de revenir très vite dans le tourbillon des obligations en tous genres ? 

Je vous rassure, je me la suis mille fois fait cette réflexion, mais il m’a fallu attendre… plus de 50 ans avant de passer à l’action…. Que de temps perdu pour me libérer des blessures de mon enfance !

Si c’était à refaire, j’agirais certainement différemment…

Si vous aussi vous êtes dans cette phase « Un jour, oui, j’en ai envie mais….. » Je vous propose dans cet article, d’analyser chacun des obstacles que nous pouvons nous mettre. En réalité, ce ne sont que des « exucistes » que notre ego nous envoie pour ne pas y aller. Que se cache réellement derrière ce frein qui nous empêche de passer à l’action ? Quelle peur pouvez-vous identifier en arrière plan ? Peut-être le fait de la démasquer vous aidera-t-il à passer à l’action et réaliser enfin votre rêve ?

Comme pour d’autres choses, une peur inconsciente, liée à un événement souvent banal, se réveille devant la feuille blanche et détourne notre attention de l’écriture. Nous sommes alors les rois et les reines de la procrastination, en nous disant : « je verrai ça plus tard ». Vous vous reconnaissez dans ce scénario ? Je vous propose de regarder plus amplement les différentes peurs que nous pouvons identifier à travers ces freins et donc surmonter facilement. Prenez en compte celui ou ceux qui vous concernent.

La peur de l’échec

Comme dit le proverbe, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Si vous ne démarrez pas, vous ne risquez pas de réussir, vérité de la palisse, n’est-ce pas ? Pourtant… Plus vous écrivez, meilleurs seront vos textes. De nombreuses études scientifiques démontrent que la peur de l’échec est le principal obstacle à la réussite personnelle. Nous avons tous peur, inconsciemment ou non, d’échouer lorsque nous réalisons quelque chose de nouveau. La peur de l’échec s’associe souvent à la peur du jugement et au risque d’être humilié. C’est normal. Nous devons travailler la confiance en nous pour l’évincer. Pour y parvenir, je vous invite à entrer en état méditatif et à observer, au plus profond de votre être (utilisez une feuille et un stylo), les signes manifestes de cette peur. Accueillez-la, reconnaissez-la, acceptez qu’elle ait pu être utile à un moment précis mais exprimez à voix haute votre souhait de la libérer, vous n’en avez plus besoin.

La peur de la réussite 

Curieux comme peur, non ? N’est-ce pas ce que nous désirons vraiment ? La manière dont nous voyons le succès peut être le frein principal qui nous fait l’éviter. Se cache bien souvent aussi la peur du jugement, la peur d’être jalousé, humilié, rejeté mais aussi la peur du changement, de l’inconnu. 

La peur du rejet

La peur que notre travail ne soit pas assez bon engendre la peur de son rejet, souvent associé au risque d’être rejeté. Nous avons tendance à nous défiler lorsque cette peur jaillit. Elle nous incite à ne rien faire, au moins, on ne risque pas le rejet ! Facile, non ? Mais, cette réaction est-elle satisfaisante ou conduit-elle à la frustration de ne pas passer à l’acte ? Sachez que nous ne pouvons pas plaire à tout le monde. Nous sommes tous différents, voyons les mêmes événements de façon parfois opposée. Au même titre que vous exposez vos idées lors d’un repas de famille ou amical, certaines personnes vont critiquer vos dires, parfois de façon virulente. Peu importe, il convient de se détacher, car ça ne représente que leur avis, et ce n’est pas parole d’évangile… Nous avons tous le droit d’avoir une vision des choses et le respect implique cet état de fait. Dans l’écriture, c’est la même chose. Les critiques méritent tout de même une attention particulière. Elles vont nous aider à nous améliorer et peut être nous donner de nouvelles idées pour écrire autrement. Mieux vaut être critiqué que ne rien faire, non ? Ceux qui critiquent sont-ils des écrivains ou des personnes ayant réussi ? Qu’y connaissent-ils ? Que vaut leur avis ?

La peur de la médiocrité

Elle se manifeste par le perfectionnisme, qui nous empêche de faire simplement les choses. Le perfectionniste n’est jamais satisfait du résultat et va recommencer, encore et encore. A la finale, il abandonnera l’idée de publier son livre, estimant qu’il n’intéressera personne ou qu’il sera grandement critiqué. Cette peur empêche vraiment d’atteindre son objectif final. Lorsque j’ai écrit mes ouvrages ou même les documents des différents modules de formation (en cours d’élaboration), oui, je suis revenue plusieurs fois dessus pour les améliorer, avoir un avis extérieur pour vérifier qu’ils sont cohérents et aidants, mais au bout d’un moment, il faut assumer notre travail et franchir le pas de le diffuser, quitte à ce qu’ils ne plaisent pas. Mais au moins, j’ai agi, pensant que ces conseils vous seront utiles. L’important est de faire de notre mieux, le résultat ne dépend pas que de nous. Mais finalement, je me dis que tous ces petits conseils ont leur importance ; chacun y trouvera forcément un écho. Personne ne sera jamais parfait, donc laissez-vous aller.

La peur du risque

Comme dit le proverbe « Qui ne tente rien n’a rien ! » Réaliser son projet d’écriture n’est peut-être pas vital, mais, au fond de vous, quelle priorité pourriez-vous donner à la libération de vos peurs, de vos croyances et autres freins que l’écriture pourrait effacer à jamais ? L’écriture est libératrice, ne l’oubliez pas. Exprimer ses émotions, à travers un récit de vie, une histoire fictive ou un conte pour enfants ne pourrait-il pas vous aider à vous débarrasser de ces peurs pour accueillir la joie, la satisfaction et la reconnaissance ? Oui, nous sortons de notre zone de confort en écrivant, nous n’avons aucune rémunération pour le faire, mais avons-nous envie de nous contenter d’une sécurité (relative de nos jours), au lieu d’envisager un résultat positif ? Seuls ceux qui osent s’aventurer sur des territoires inconnus découvrent des trésors.

La peur d’être jugé

Nous sommes tous différents et nous avons tous des avis divers sur les mêmes sujets. Quand vous vous exprimez à l’oral face à vos proches, avez-vous peur d’être jugé ? L’êtes-vous obligatoirement ou est-ce simplement une vieille peur qui refait surface ? Pour l’écriture, c’est exactement la même chose. L’être humain est ainsi. Il juge, souvent à tort, mais il juge. Lâchez prise et soyez vous-même ! Que vous ayez peur ou pas, le jugement peut se produire et la meilleure chose à faire est de l’accepter. Lâcher prise par rapport à ce que les autres peuvent penser de vous est une clé primordiale pour vous protéger émotionnellement. C’est leur vision des choses, elle leur appartient. Vos idées, vous appartiennent et elles ont autant de valeur que celles des autres. Personne n’a la science infuse et même les plus grands font des bourdes. Osez mettre en valeur votre opinion, il y aura toujours des personnes qui la partageront et d’autres qui la critiqueront. Ainsi est faite la société.

La peur de la feuille blanche

La feuille blanche peut effrayer celui qui a un rêve d’écrire le livre de sa vie et le voir dans toutes les librairies, les sites littéraires et invité à la Grande Librairie. Derrière cette angoisse de ne pas savoir comment s’y prendre, de manquer d’inspiration, ne nous mettons-nous pas une pression inutile et des objectifs trop ambitieux ? Bien souvent, ce qui bloque l’inspiration est… la peur. La peur dites-vous ? Et oui, la peur est pernicieuse et se faufile toujours au fond de notre inconscient et surgit sous de multiples facettes. Je vous invite à la travailler pour mieux la canaliser et avancer sur votre chemin. J’accompagne aussi sur ce plan, mais revenons à nos moutons, ou plutôt à la peur.de l’échec, la peur de la réussite, la peur de ne pas être à la hauteur. La page blanche, c’est aussi l’expérience d’une certaine solitude : nous sommes seul(e) face à nous-même. Ce miroir, représenté par la feuille blanche, nous renvoie notre propre image. La réalité peut nous dépasser et peut-être n’aimons-nous pas ce que nous voyons… ?

La peur d’être lu et de faire du mal

Tout écrit est susceptible d’être un jour trouvé par un conjoint, un parent, un enfant, un ami ou tout autre personne ayant accès à ma chambre ou l’endroit dans lequel je range mes écrits. Certes, le risque est réel, mais est-ce vraiment la vraie raison de ne pas écrire ? N’y a-t-il pas, derrière cet obstacle, une peur inconsciente ? Une question à vous poser pourrait être : pourquoi ce que j’écris pourrait nuire à …. (Nommer la personne à laquelle vous pensez particulièrement) ? Avez-vous des choses à cacher ? C’est peut-être l’occasion, au contraire, de provoquer la discussion et de lever les non-dits, les doutes, les inquiétudes qui méritent d’être extériorisés ?  Si vous avez des ressentiments envers une personne en particulier, je vous suggère l’exercice de la lettre libératrice, qui va apaiser votre ego.

L’action sera toujours préférable à l’inaction

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Je vous partage cette citation de Serge Joncour, auteur de dix romans
« Écrire c’est se projeter vers un inattendu prémédité, écrire c’est laisser parler cet autre en soi. Écrire c’est se surprendre, c’est donner corps au souffle… Mais parfois le souffle manque, les mots s’épuisent, le ruisseau se tarit. C’est là qu’il faut sauter ! C’est là qu’il faut se lancer, plus loin encore. La seule façon de ne plus avoir peur de l’obstacle, c’est de s’en imposer, de toute nature, sur tous les registres, de jouer avec, d’en venir à les apprivoiser, et même à les souhaiter, car c’est d’eux chaque fois que vient l’impulsion du saut.«